ÉTS

RECHERCHE ET INNOVATION EN IA À L’ÉTS Un transfert de connaissances accessible aux PME

L’intelligence artificielle (IA) crée beaucoup d’engouement chez les chercheurs et les scientifiques ainsi que dans les grandes entreprises. Cependant, les petites et moyennes entreprises hésitent encore à en tirer profit. Vous croyez que l’intelligence artificielle n’est accessible qu’aux très grandes entreprises? Détrompez-vous : des PME québécoises comme Distech Controls et DIAGNOS ont bénéficié des dernières avancées de l’IA en recourant à l’expertise des chercheurs de l’École de technologie supérieure (ÉTS).

Marco Pedersoli

Le professeur Marco Pedersoli cherche à réduire les coûts de calculs et la quantité de données nécessaire lors de l’apprentissage machine. C’est exactement ce dont avait besoin Distech Controls, une entreprise qui propose des solutions innovantes pour des bâtiments connectés. «Un gros problème avec l’apprentissage profond, c’est que ça requiert beaucoup de ressources de calcul et de données pour faire l’apprentissage», explique M. Pedersoli. Alors que la majorité des ingénieurs embauchés chez Distech sont des diplômés de l’ÉTS, il était tout naturel de faire appel à l’expertise de ses chercheurs. C’est ainsi que Steve Lupien, vice-président technologie d’automatisation des bâtiments, Marco Pedersoli et Éric Granger, tous deux professeurs à l’ÉTS et membres du Laboratoire d’imagerie, de vision et d’intelligence artificielle (LIVIA), ont jeté les bases d’une collaboration qui devrait se poursuivre pendant les cinq prochaines années.

Collaborer avec le milieu universitaire permet aux entreprises d’accéder aux dernières connaissances en matière d’IA, car il n’est pas toujours possible de tout faire à l’interne. Voyant que l’IA était très prometteuse pour son domaine d’activité, Steve Lupien a d’abord exploré les possibilités avec ses employés. «Après avoir fait un peu de débroussaillage, on s’est vite rendu compte qu’on aimerait collaborer avec des experts comme Marco et
Éric», raconte-t-il.

Sans compter que ces collaborations donnent également aux entreprises un accès à une main-d’œuvre hautement spécialisée qui comprend déjà leurs besoins. «Ce projet nous a valu du financement pour embaucher des étudiants. Ces étudiants que nous formons et qui travaillent sur des projets réels deviennent par la suite des employés potentiels pour l’entreprise», illustre Éric Granger.

Éric Granger

Pour aider Distech à intégrer l’IA dans ses solutions, les recherches seront axées sur deux thèmes : l’optimisation des espaces, par exemple pour favoriser le nettoyage, la ventilation ou l’utilisation des bureaux, et l’amélioration de l’écoperformance, de façon à économiser le plus possible d’énergie. «L’intelligence artificielle nous permettra d’automatiser beaucoup de tâches qui étaient manuelles. Elle permettra aussi de simplifier nos produits et d’augmenter le confort des occupants», précise M. Lupien.

De son côté, DIAGNOS compte une douzaine d’employés et collabore depuis plus de deux ans avec le professeur Ismail Ben Ayed, également membre du LIVIA. Bien que l’IA fasse partie du décor de la PME depuis 15 ans, l’entreprise n’avait pas l’expertise requise pour le deep learning. «C’est là qu’Ismail est arrivé», explique André Larente, président de DIAGNOS. La renommée de l’ÉTS et du LIVIA a attiré des chercheurs talentueux, dont le postdoctorant Adrian Galdran, qui a travaillé durant un an sur le projet d’imagerie médicale de DIAGNOS.

Le résultat est tangible : l’application peut maintenant analyser en quelques secondes – plutôt qu’en quelques minutes – une photo de la rétine, afin de déterminer si une maladie, comme la rétinopathie diabétique, met en danger la vision du patient. «On veut aider les médecins en leur donnant des outils plus performants», affirme M. Larente, qui veut poursuivre la collaboration pour d’autres applications.

Ismail Ben Ayed

Ce genre de collaboration a des retombées importantes», confie M. Ben Ayed. «Ma principale motivation, c’est de voir mes connaissances transférées dans la vie des gens. Sinon, ça reste des équations sur un papier», conclut-il.

École de technologie supérieure

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